The Wild Swans at Coole (W.B. Yeats)

Publié le par Le Comte V

Après une bien longue interruption, je tente de renouer avec mon blog...Encore une fois...Souhaitez moi bonne chance. Merci à tous ceux qui sont venus me rendre visite pendant ce hiatus de quatre mois.


Il n'est pas de plus belle façon de me réconcilier qu'en traduisant la poésie de W.B. Yeats (1865-1939)...Ce poème, The Wild Swans at Coole, date de 1917.


Les Cygnes Sauvages de Coole
 

Les arbres dévoilent leur beauté d'automne,

Surplombant les secs chemins forestiers,

L'eau sous le crépuscule d’octobre

Reflète un ciel qui semble figé.

Sur l’eau qui court entre les galets

Cinquante neuf cygnes se sont posés.

C'était là le dix-neuvième automne,

Depuis que je m'étais mis à les compter.

J’ai vu, avant même d’avoir terminé,

Tous les cygnes, soudainement s'élever,

S'éparpiller, tournoyant en de larges anneaux brisés,

A grands coups d'ailes qui claquaient.

J’ai admiré ces créatures brillantes

Et maintenant mon coeur se crève.

Tout à changé depuis ce crépuscule où j'ai entendu,

Pour la première fois sur cette grève,

Le tintement de leurs ailes au dessus de moi,

Et en marchant s'allégeaient mes pas.

A jamais inlassables, en couple d'âmes soeurs,

Ils s'ébattent dans les vents propices

Et froids, ou gagnant de l'altitude.

Leurs coeurs jamais ne vieillissent.

Passion et hardiesse les attendent sur le chemin

Où que les emmène le destin.

Mais les voilà maintenant glissant sur le miroir de l'eau,

Ils sont beaux et intriguants .

Parmi quels joncs trouveront-ils refuge?

Au bord de quel lac, de quel étang

Fascineront-ils les passants, quand je me réveillerai un matin

Pour découvrir qu’ils sont partis au loin ?


THE WILD SWANS AT COOLE


The trees are in their autumn beauty,

The woodland paths are dry,

Under the October twilight the water

Mirrors a still sky;

Upon the brimming water among the stones

Are nine-and-fifty swans.

The nineteenth autumn has come upon me

Since I first made my count;

I saw, before I had well finished,

All suddenly mount

And scatter wheeling in great broken rings

Upon their clamorous wings.

I have looked upon those brilliant creatures,

And now my heart is sore.

All's changed since I, hearing at twilight,

The first time on this shore,

The bell-beat of their wings above my head,

Trod with a lighter tread.

Unwearied still, lover by lover,

They paddle in the cold

Companionable streams or climb the air;

Their hearts have not grown old;

Passion or conquest, wander where they will,

Attend upon them still.

But now they drift on the still water,

Mysterious, beautiful;

Among what rushes will they build,

By what lake's edge or pool

Delight men's eyes when I awake some day

To find they have flown away?

Publié dans Melting Pot

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